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DÉCLARATION n°1 concernant le rapport de la Cour des comptes et la nomination du Ministre de l’Économie et des Finances dans le nouveau Gouvernement

Antananarivo, le 24 mars 2026

Suite au récent rapport de la Cour des comptes qui a publié les résultats de ses audits sur la gestion et les dépenses publiques au sein de plusieurs ministères et Institutions étatiques durant la période 2021-2025, mettant en lumière des pratiques de gestion irrégulières, inefficaces, et laissant présumer des détournements de fonds, de la corruption et des favoritismes au profit de quelques individus, ayant entraîné une perte estimée à près de 4 000 milliards d’Ariary (soit un quart du budget de l’État annuel), la Société Civile Malagasy fait la présente déclaration :

1- Nous saluons pleinement la qualité professionnelle du travail accompli par la Cour des comptes, marqué par le courage, l’indépendance et l’intégrité. On y perçoit une réelle volonté de défendre les intérêts de la Nation et du peuple malagasy face aux dérives de gestion favorisant des intérêts particuliers. Nous soutenons et sommes prêts à collaborer avec la Cour des comptes dans la mise en œuvre de ses recommandations et à les défendre contre toute tentative de remise en cause par les opposants aux réformes.

2- Il est constaté que les principales causes des dysfonctionnements et irrégularités relevés dans plusieurs ministères proviennent du mauvais fonctionnement au sein du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), en plus des manquements propres à son niveau, tels que : l’octroi d’avantages aux agents du MEF via des comptes hors budget général, ou encore des paiements effectués pour des infrastructures ou travaux non achevés, voire inexistants.

Le fait que la Cour des comptes ait pu travailler librement et de manière professionnelle s’explique notamment par l’ouverture instaurée par l’ancien Ministre de l’Économie et des Finances, qui n’était pas issu de la promotion interne mais un expert externe, reconnu, capable de promouvoir la transparence sans craindre d’être impliqué dans des affaires louches. Par le passé, les demandes d’accès à des informations pour des audits de la part de la Cour des comptes étaient souvent refusées ou entravées, en raison de réseaux d’intérêts se protégeant mutuellement.

Ainsi, la Société Civile appelle et recommande au Président de la Refondation et au nouveau Premier Ministre, qui affichent leur volonté de travailler dans la transparence et de lutter contre la corruption et les détournements de fonds publics, de maintenir cette bonne pratique : nommer à la tête du Ministère de l’Économie et des Finances une personne extérieure- non fonctionnaire du ministère, dotée des compétences nécessaires, engagée pour une transparence totale, et capable de défendre et d’expliquer la politique économique et financière du Gouvernement.

Nous estimons que cela constitue une garantie pour la mise en œuvre des réformes de gestion, fondées sur les recommandations issues du rapport de la Cour des comptes, et permettra de réduire voire d’éliminer les gaspillages et détournements de fonds publics.

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